L'art des petits gestes qui transforment la relation éducative

Accompagner son enfant
en mathématiques et en français

« C'est comme ça qu'on écrit 2040 ? »

200040→ 200040 ?→ 2040deux millequarante

Deux mille, puis quarante : la petite carte vient se poser sur les zéros de la grande. Voir les 30 démonstrations →

« C'est combien déjà, 7 × 6 ? »
« Je ne sais pas quoi écrire. »

Vous répondez. Vous avez toujours répondu.

Et puis, un soir, devant les devoirs ou devant une page blanche, la réponse ne suffit plus. Il faudrait expliquer, et l’explication ne passe pas. L’enfant doute, le soir s’allonge, et vous ne savez plus très bien quelle est votre place à cette table.

Le Fil Vertical est né de cette scène-là.

Il ne fait pas de vous un professeur. Il vous donne des gestes : ceux qui font voir, comme ces deux cartes qui se superposent ; ceux qui font chercher ; ceux qui font d’une erreur une piste, dont on comprend la logique avant de la corriger. Un enfant qui a trouvé seul ne demande plus s’il a juste. Il le sait. Et un enfant qui s’est relu seul vous tend sa page en disant : « C’est moi qui l’ai écrit. »

Votre place n’est pas derrière lui, à surveiller. Elle est d’abord à côté. Et viendra un soir où vous quitterez la table, en sachant qu’il peut continuer sans vous.

C’est cela, la confiance : la sienne, et la vôtre.

La collection
Des livres pour l’adulte qui accompagne et des carnets où l’enfant s’exerce, une notion à la fois. Viendront bientôt des carnets d’histoires illustrées, pour écrire les siennes à la main, et des applications pour l’enfant : avec Plus, la route des nombres ; avec Laly, l’écriture.
La première, Laly, mon atelier d’écriture, arrive en novembre.

C’est moi qui l’ai écrit — Nathalie Doris

NouveauLe français, avec Laly

C’est moi qui l’ai écrit

Accompagner votre enfant dans l’écriture, de son histoire à la grammaire

« Je ne sais pas quoi écrire. » « C’est tout ? » « Mais je me suis relu ! » Ces trois phrases, vous les avez sans doute entendues un soir. Ce livre part de là : du texte que votre enfant a écrit lui-même, et non d’une page d’exercices. Il vous montre comment l’aider à trouver son idée, à la déployer, puis à se relire seul. C’est à partir de ses propres phrases que la grammaire prend enfin du sens. Vous ne corrigez pas : vous questionnez. Jusqu’au jour où il vous tend sa page en disant : « C’est moi qui l’ai écrit. »

Broché — 16,90 € · numérique — 8,99 € · bientôt sur Amazon

Voir le sommaire

Avant-propos
L’essentiel, chapitre par chapitre.

I · Ce que l’on croit voir
Devant sa rédaction ; Je ne sais pas quoi écrire ; Il sait déjà raconter… quand on l’écoute.

II · Entre la tête et la feuille
Parler n’est pas écrire ; Ses mots, ses idées ; Ce que fait l’école, et ce qu’elle évalue ; Trop de choses à la fois.

III · Avant le premier mot
Un contexte, pas une consigne ; Raconter d’abord ; Le premier texte : sec, et on le laisse ; Quand l’enfant coince.

IV · Deux fils côte à côte
Rouvrir la chemise ; Ce dont le lecteur a besoin ; De qui parle-t-on, et quand ? ; Les mots de la peur ; Là où la phrase s’arrête ; Les deux fils se retrouvent ; Le livre d’écrivain.

Pour finir
Vos questions ; Les mots de la maison, les mots de l’école.

Lire un extrait

Chapitre 1, « Devant sa rédaction », le début

« Je vois bien que quelque chose ne va pas. Je ne saurais pas dire quoi, et encore moins comment le lui dire. »

La rédaction est restée sur la table, là où votre enfant l’a laissée. Une page, avec son écriture qui penche. Vous passez à côté, et vous vous arrêtez.

En haut de la feuille, il a recopié la consigne : Raconte un événement de ton week-end. Juste en dessous, il a écrit :

Samedi je suis allé chez Théo. on a jouer. Après on a mangé C’était bien.

Votre regard tombe d’abord sur de petites choses. Un point qui manque, une phrase qui commence sans majuscule, puis ce jouer, là où il fallait joué. Vous relevez ensuite les yeux vers la consigne. Il a raconté son week-end, c’est bien ce qu’on lui demandait, et vous en êtes content. Mais c’est court. Quatre phrases, posées l’une derrière l’autre.

La consigne ne dit pas combien il fallait écrire, et vous ne savez pas ce que l’on attend d’un enfant de son âge. Alors une question s’installe, et elle ne vous quitte plus : est-ce que ça va suffire ?

Vous reposez la feuille. Le lendemain, elle repart dans le cartable, et vous n’avez rien dit.

◇ Un silence qui n’est pas de l’indifférence

Ce silence, vous n’êtes pas seul à le connaître. Vous avez lu, regardé la consigne, et une vraie question vous est venue. Mais vous n’avez pas osé y répondre, et ce qui vous a retenu dépend de votre propre histoire avec le français.

Peut-être en gardez-vous un souvenir pénible : les dictées redoutées, les copies couvertes de rouge, l’impression de ne jamais écrire comme il fallait. De ces années-là, il vous reste une formule : nous, le français, ce n’est pas notre fort. On l’entend dans beaucoup de familles, souvent suivie d’une autre, moi, j’étais plutôt maths, et elle se transmet d’une génération à l’autre sans qu’on se demande d’où elle vient. Avec de tels mots en tête, on ne se sent pas le droit de toucher à une rédaction.

Peut-être, au contraire, avez-vous aimé le français. Les mots venaient facilement, vous pensiez que votre enfant écrirait comme vous, avec le même plaisir, et vous découvrez sur cette page un enfant qui ne vous ressemble pas. Il n’y a là rien d’inquiétant : votre enfant a ses goûts à lui. Mais devant cette différence, vous hésitez, de peur de trop en demander ou de laisser voir votre déception.

L’adulte qui redoutait les dictées et celui qui aimait écrire n’ont pas le même passé, et pourtant ils ont fait le même geste : ils ont reposé la feuille.

En novembre : Laly, mon atelier d’écriture, l’application où l’enfant écrit ses histoires, et les livrets de Laly, une notion de langue à la fois.

Les livres

Quatre livres à vivre, un carnet de pratique, trois carnets d’exercices

Le livre de français est présenté juste au-dessus ; voici les autres. Pour s’exercer, une notion à la fois : les trois carnets d’exercices existent en livre broché et, notion par notion, en PDF.

L’art des petits gestes qui transforment la relation éducative

Le livre par lequel tout commence

L’art des petits gestes qui transforment la relation éducative

Le livre fondateur

« On n’éduque pas d’abord avec des méthodes, mais avec ce que l’on est. » Ce livre s’adresse à tout adulte qui accompagne un enfant, à la maison comme en classe. Il avance du dedans vers le dehors : se tenir soi-même, puis la relation, puis l’enfant, puis la transmission. Chaque chapitre se termine par un geste à expérimenter dans la semaine. Il ne parle pas encore de mathématiques : il donne la posture sur laquelle reposent tous les autres livres.

12,90 € broché · 7,60 € Kindle ou Kobo

Voir le sommaire

Avant-propos

I · Se tenir soi-même
Ce qui se joue en nous avant d’agir : la présence, le corps, le souffle.

II · La relation
Le regard sur l’erreur, les mots qu’on choisit, les rituels du quotidien.

III · L’enfant
Le regarder avant d’agir, son estime, le contrat qui vous lie.

IV · La transmission
Laisser le temps, passer la main, organiser l’autonomie.

Pour refermer
Le fil que l’enfant emporte.

Lire un extrait

Avant-propos, pages 7 à 9

« Avant d’être une manière d’accompagner les enfants, ce fut une manière d’habiter ma propre vie. »

Ce livre est né d’une conviction simple, mûrie sur le terrain : on n’éduque pas d’abord avec des méthodes, mais avec ce que l’on est. Avant d’aller plus loin, il me semble juste de vous dire d’où je parle.

Je suis enseignante, de formation Montessori (Association Montessori Internationale), pour les enfants de 3 à 12 ans. Et s’il est une chose que le terrain m’a apprise, c’est celle-ci : ce qui tient un enfant et lui permet de grandir n’est ni la méthode, ni le programme, mais la qualité de la relation et la justesse de l’adulte qui l’accompagne.

Un fil intérieur

Mais je ne serais pas honnête si je présentais ce livre comme le seul fruit de mon métier. Il vient de plus loin. Mon parcours a été pluriel — bien des activités, dans des domaines très différents —, et pourtant quelque chose, au fond, ne m’a jamais quittée : un fil intérieur, qui m’a appris à rester vraie, à chaque étape, avec qui je suis.

Ce qu’il m’a demandé était exigeant autant que précieux : se renouveler sans cesse, pour poser sur les êtres et les situations un regard délivré des idées reçues — ne jamais figer quelqu’un dans ce que l’on croit savoir de lui, accueillir chaque rencontre comme si elle pouvait encore surprendre.

Or c’est précisément ce que réclame un enfant : être regardé chaque jour comme neuf, jamais réduit à ce qu’il était hier.

Ce regard — celui qui accueille sans juger, et qui donne à l’autre l’assurance d’oser — ne vaut pas que pour soi : c’est, peut-être, ce qu’un adulte peut offrir de plus beau à un enfant. C’est cette manière d’être, et non une technique apprise puis appliquée, que ce livre voudrait partager.

À qui s’adresse ce livre

J’écris pour tous ceux qui accompagnent un enfant — enseignants, parents, familles qui instruisent à la maison, éducateurs —, pour ceux qui sentent que, derrière les méthodes, se joue quelque chose de plus essentiel. Vous trouverez ici des gestes concrets, souvent de bon sens, et l’invitation à les mettre en pratique : des postures, des manières d’être, modestes et profondes à force d’être répétées. Commencez par le geste qui vous parle, à votre rythme, un à la fois — mais gardez en tête que c’est l’ensemble, tenu avec constance, qui transforme peu à peu la relation.

Ces gestes, je les ai appris dans une classe, et c’est souvent là que je les décris : un groupe qui s’agite, un enfant qui lève la main, une transition qui déborde. Ne vous y arrêtez pas si vous lisez ce livre à la maison. Une table de cuisine, le soir, avec un cahier ouvert, est une classe d’un seul enfant, et tout ce qui suit s’y applique mot pour mot. Là où j’écris « le groupe », lisez « votre enfant » ; là où j’écris « la classe », lisez « la maison ». Ce qui tient l’enfant ne change pas de nature en changeant de lieu : c’est l’adulte qui se tient devant lui.

Une dernière chose avant de commencer. Dans les pages qui suivent, je vous tutoie. Il n’y a là aucune familiarité, seulement la voix dans laquelle ces gestes me sont venus — celle qu’on se tient à soi-même, à la porte, avant d’entrer.

Au fond, tout tient peut-être en peu de mots : être, pour l’enfant, ce fil discret et stable sur lequel il s’appuie pour grandir — et bâtir, peu à peu, son estime, sa confiance, son savoir — jusqu’au jour où, l’ayant fait sien, il n’en aura plus besoin.

Nathalie Doris

Avant les maths de votre enfant, les vôtres

De 4 à 7 ans

Avant les maths de votre enfant, les vôtres

Les premiers nombres, de 4 à 7 ans

« Un nombre se tient dans la main avant de se dire. » Il récite les nombres jusqu’à vingt ; sait-il ce qu’ils contiennent ? Huit étapes, chacune avec un objet, un geste, un jeu, et la façon d’être là au bon moment : d’abord la quantité, puis le signe, puis le nom. L’enfant y rencontre les quatre gestes du calcul, réunir, retirer, répéter et partager, avant qu’ils portent un nom. Rien à acheter : ce que la maison contient déjà suffit, avec un peu de patience.

14,90 € broché · 8,99 € Kindle ou Kobo

Voir le sommaire

Avant les nombres
Ce que l’enfant absorbe bien avant qu’on le lui enseigne.

La quantité, puis le signe
Tenir un nombre dans la main, puis lui donner son chiffre, et le zéro.

Dix, cent, mille
Une seule règle qui se répète, et l’échange dès qu’il y en a dix.

Les premiers calculs
Réunir, retirer, répéter, partager : des histoires à jouer.

Au-delà de dix
Aller jusqu’à vingt, puis jusqu’à cent, sans forcer la mémoire.

Pour finir
Le laisser arriver en haut.

Lire un extrait

Premier chapitre, « Vous l’avez déjà fait une fois », pages 6 à 8

Personne ne lui a appris à parler. Les voix de la maison lui parvenaient avant même sa naissance, et depuis qu’il est là on lui parle du matin au soir. Les soirs sont rythmés par les histoires qu’on lui raconte, et il reconnaît des mots bien avant de savoir les lire.

Rien de tout cela ne s’est appris : cela s’est mis en place tout seul. Personne ne lui a expliqué la syntaxe, ni l’ordre des mots dans une phrase, et il ne vous dira pas « foot joue papa ». L’ordre des mots, il le tient d’avoir entendu et écouté, jusqu’à ce qu’il devienne naturel.

La mathématique, elle, arrive autrement. Elle arrive le plus souvent par l’école, et c’est une seconde langue qui entre dans la maison — sauf que personne, à la maison, ne parle en chiffres. Alors comment l’accueillir ? Comment faire pour qu’elle devienne naturelle à son tour, comme l’autre l’est devenue ?

Cela commence presque toujours de la même façon. Vous le retrouvez à la sortie de l’école et il vous récite les nombres jusqu’à vingt, tout fier. Il en a sauté un au passage, et cela ne l’a pas gêné du tout : ce sont des mots, il les a appris comme une chanson. Alors on veut l’aider, et l’on aide dans la seule direction qui se voie — qu’il les sache mieux, qu’il aille plus loin.

Ce qui vaut la peine d’être remarqué, pourtant, n’est pas le nombre oublié : c’est que cela ne lui ait rien fait. S’il manquait une assiette sur la table, il le verrait aussitôt ; un mot de moins dans une suite de mots ne se voit pas.

C’est que réciter la suite des nombres et savoir s’en servir sont deux choses différentes. La première est une chanson qu’on connaît par cœur, et elle peut aller jusqu’à vingt sans une faute. La seconde commence quand il range, compare, et sait ce qu’un nombre contient — et cela, il l’a d’abord tenu dans la main.

À cet âge, les deux ne se rejoignent pas encore, et il comptera un à un pour vous donner sept objets : c’est très bien ainsi, nous le faisons tous. La différence entre les deux est tout ce livre.

Un nombre se tient dans la main avant de se dire.

La chanson n’est pas à jeter pour autant, et d’abord parce qu’il y prend plaisir. Réciter, chantonner une suite de nombres, cela suffit pour commencer — et c’est même par là qu’on se familiarise avec le son des chiffres et des nombres, comme on s’est familiarisé avec les mots. Mais cela ne dit rien de la façon dont un nombre est fait — et c’est cela qu’on va construire ici, en commençant par le travail de la main : toucher, comparer, grouper, et le nom viendra se poser en dernier.

Il y a une question qui arrête beaucoup de parents avant même d’essayer : comment lui donner le goût des nombres, quand on ne l’a jamais eu soi-même ? Elle suppose qu’il faudrait aimer les nombres pour en donner le goût.

Y répondre vraiment serait long, et ce livre ne s’y risque pas. Mais quelque chose arrive souvent en chemin, sans qu’on l’ait cherché : à refaire ces gestes avec lui, il arrive qu’on se réconcilie soi-même avec les chiffres et les nombres. C’est aussi ce qu’il y a à en retirer.

Cette langue, l’enfant ne l’a pas choisie, et elle n’est nouvelle que pour lui : les mots et les chiffres, vous les savez depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est que vous accompagnerez cet apprentissage pour la première fois : personne ne vous a dit comment faire.

Le soir, à la table

De 7 à 13 ans

Le soir, à la table

Quand les maths s'invitent…

« Vient un âge où répondre ne suffit plus. » Ce livre parle du soir, quand les devoirs sortent du cartable. L’école enseigne ; le parent, lui, installe autour de l’enfant de quoi travailler seul. Quatre temps : ce qui se joue le soir, l’enfant qui a changé, le cadre qui vous revient, puis les notions elles-mêmes, du nombre jusqu’au problème. Au bout de chaque chapitre, un geste à essayer dès le soir même.

16,90 € broché · 8,99 € Kindle ou Kobo

Voir le sommaire

Ouverture
L’esprit de ce livre.

I · Ce qui se joue le soir
Le palier de cet âge, nos propres réflexes, la note qui entre à la maison.

II · L’enfant qui a changé
Il veut comprendre, il juge ce qui est juste, il arrive chargé.

III · Le cadre qui vous revient
Votre place à côté de l’école, un lieu pour travailler, des décisions prises avec lui.

IV · Entrer dans les notions
Le nombre, les opérations, les fractions, la géométrie, et le problème.

Épilogue
Ce qui reste quand on s’éloigne.

Lire un extrait

Ouverture, « L’esprit de ce livre », pages 9 à 12

Le soir appartient à la famille. C’est le moment où l’on se retrouve, où l’on souffle, où l’on rattrape un peu de ce que la journée n’a pas permis. Chacun rentre avec ses heures dans les jambes, et il reste une fenêtre étroite pour être ensemble.

Dans cette fenêtre, il y a les devoirs. Une demi-heure, parfois trois quarts d’heure. Un travail qui vient de l’école et qui se joue chez vous, entre le cartable et la casserole.

C’est de ce moment que parle ce livre.

Pourquoi les mathématiques

Les mathématiques occupent une place à part dans les apprentissages, et elles se distinguent des autres matières sur un point précis.

Une opération n’a pas la souplesse d’une phrase que l’on rédige : là où une idée peut se dire de dix façons, une opération n’a qu’un seul chemin et un seul résultat. Une retenue oubliée, une table approximative, et l’erreur saute aux yeux.

C’est ce qui rend ce moment si révélateur. L’erreur y est visible, l’envie d’intervenir pour la corriger, immédiate. En quelques secondes, le ton de la soirée est donné — et avec lui, la qualité de ce qui se passe entre celui qui fait ses devoirs et celui qui l’accompagne.

Un enfant qui a changé

Vers sept ou huit ans, votre enfant entre dans une autre période de son développement. Rien ne s’est produit d’anormal : c’est une transformation naturelle. Nous-mêmes n’en gardons qu’un lointain souvenir.

Sa curiosité s’est aiguisée. Il veut savoir pourquoi, et il pose des questions dont nous n’avons pas toujours la réponse. Son imaginaire s’est enrichi. Les autres enfants comptent désormais autant que nous. Et il commence à dire tout haut ce qui lui paraît juste, ou pas juste — c’est un mot qui revient beaucoup à cet âge.

Le moment des devoirs s’en trouve changé. À cinq ans, on montrait et il suivait ; à partir de maintenant, il a son mot à dire, et il faut compter avec lui. Ce qui se décide sans lui produit des mécontentements, des frustrations, et installe peu à peu des réflexes dont on se passerait volontiers.

Observer, pour mieux accompagner

Nous allons le faire ensemble : observer ce qui se transforme en lui à mesure qu’il grandit, apprendre à le décrire, et le comprendre.

Décrire, plutôt que définir. Il est tentant d’aller au plus court et de poser une étiquette : il est comme ceci, il n’est pas comme cela. C’est ce que nous éviterons d’un bout à l’autre, parce qu’une étiquette ferme une question au lieu de l’ouvrir.

À cet âge, les résultats commencent à compter — et c’est justement pour cela que l’essentiel se joue ailleurs : dans ce qui les rend possibles. Ces années posent le socle — la confiance, l’estime de soi, le sentiment d’être capable — sur lequel reposera le reste de sa scolarité, et bien au-delà.

La place de ce livre

L’école enseigne, avec une méthode et une progression qui lui appartiennent. Ce livre ne les remet pas en cause : il s’intéresse à ce qui vient après, quand les devoirs sortent du cartable et se posent sur la table de la cuisine.

Car les devoirs sont un travail confié. Chaque soir, une part de ce qui s’apprend en classe passe la porte de la maison, et il revient à la famille de l’accueillir. Rien ne nous dit vraiment comment nous y prendre. Et pourtant, ce qui se joue à cette table finit par se lire sur le carnet de notes.

Vous détenez pourtant quelque chose qu’aucune classe ne peut avoir. Vous connaissez votre enfant. Son rythme, ses forces, ses curiosités, l’heure où il n’en peut plus, le jour où il vaut mieux ne rien demander. Une classe en accueille vingt-cinq et doit tenir un programme ; elle ne peut pas épouser vingt-cinq rythmes à la fois, et ce n’est la faute de personne. Cette connaissance que vous avez de lui ne se transmet pas à l’école. Mais elle sert le soir — non pour l’aider à faire ses devoirs, qui ne sont pas votre travail, mais pour installer autour de lui de quoi les faire seul. C’est là que votre place est irremplaçable.

Ce moment-là est délicat. Tout le monde est fatigué, il reste peu de temps avant le repas, et une soirée peut basculer en quelques phrases. Il demande donc à être pris avec justesse.

C’est de cette justesse que parle ce livre : la posture de chacun, les rôles qui se distribuent à cette table, et ce qui se prépare en amont pour que ce moment devienne agréable — parfois même attendu.

Quand les maths s’invitent… le soir, à la table — carnet de pratique

Le compagnon du livre 7-13

Quand les maths s’invitent… le soir, à la table

Carnet de pratique, de 7 à 13 ans

Là où « Le soir, à la table » accompagne l’adulte, le carnet met les mains à l’ouvrage. Un nombre, une fraction, une aire se saisissent d’abord avec les mains. Sept piliers, de la numération à la vie courante. Pour chaque notion, on trouve le matériel à utiliser, puis les gestes. Ensuite l’adulte s’efface, et au bout de chaque pilier, c’est l’enfant qui fait lui-même le point. Les démonstrations animées du matériel sont sur ce site.

18,60 € broché, intérieur en couleur

Voir le sommaire

Pour commencer
Ce que ce carnet est, le matériel à préparer, le plan de l’enfant.

1 · Numération
Du nombre qu’on tient au nombre qu’on écrit.

2 · Opérations
Les quatre opérations, du matériel jusqu’au calcul posé.

3 · Fractions
Partager l’unité, nommer les parts, puis comparer et calculer avec les fractions.

4 · Décimaux
De la fraction décimale au nombre à virgule, puis comparer et calculer avec.

5 · Géométrie
Les lignes, les formes, les solides et les transformations.

6 · Grandeurs et mesures
Mesurer, convertir, et le temps qui passe.

7 · Applications
Les mathématiques de la vie courante.


Chaque pilier se termine par une page où l’enfant fait le point.

Lire un extrait

Avant-propos

Il est dix-neuf heures. La table est à moitié débarrassée, un cahier attend, un enfant soupire. C’est souvent le soir, à la table, que les mathématiques entrent dans la maison : par un devoir qui résiste, une explication qui tourne en rond, une soirée qui menace de déraper.

Ce carnet est né de ces soirs-là. Il ne vient pas ajouter une méthode de plus ni réviser à votre place. Il vous propose de mettre entre les mains de l’enfant de quoi comprendre : des perles que l’on compte, des timbres que l’on échange, des barrettes que l’on assemble. Car un nombre, une fraction, une aire, cela se saisit d’abord avec les mains, bien avant de se faire dans la tête.

Chaque matériel introduit une notion et l’accompagne, jusqu’à ce qu’elle tienne sans lui. Le carnet les traverse une à une — la numération, les opérations, les fractions, les décimaux, la géométrie, les mesures — jusqu’au dernier pilier, où tout ce qui précède se met au service de la vie de tous les jours : les courses, une recette, un trajet, un partage. L’enfant y découvre que les mathématiques ne sont pas une matière à part, tenue à distance dans un cahier, mais une manière de comprendre le monde et d’agir dessus.

Votre place sur ce chemin change avec lui. Au début, elle est entière : c’est vous qui préparez — une table dégagée, le matériel à portée de main, un moment gardé à l’abri de la hâte — et c’est à côté de vous que l’enfant fait les premiers gestes, qu’il nomme, qu’il vérifie. Puis vient un moment, souvent plus tôt qu’on ne le croit, où il reprend seul ce qu’on a installé ensemble : il ressort la boîte sans qu’on le lui demande, refait le geste, et bientôt s’en passe — la notion tient debout sans les perles, et les mêmes façons de faire lui servent sur son cahier, sans matériel. Ce carnet est fait pour cela : non pour que vous restiez à côté, mais pour que vous puissiez, peu à peu, vous éloigner.

Vous n’avez pas besoin d’avoir aimé les mathématiques pour accompagner celui qui les découvre. L’ingrédient qui compte n’est pas votre savoir : c’est votre patience. Le temps que vous laissez, le calme que vous tenez quand l’enfant se trompe, la place que vous lui laissez pour se reprendre seul — cela ne fait pas tout, mais sans cela rien ne se fait. Et quand la place est prête, la patience vient plus facilement.

S’asseoir ainsi à côté de son enfant ne fait pas de miracle, et ce n’est pas toujours facile : il y a les jours sans, les résistances, l’enfant qui n’a pas envie. Mais c’est un premier geste — une présence tranquille qui, peu à peu, ouvre la porte, puis la laisse ouverte. L’enfant manipule, nomme, essaie, vérifie ; vous regardez, vous nommez avec lui, vous attendez. Le soir, à la table, il n’y a rien à réussir vite : il y a un enfant qui apprend, et vous auprès de lui — de moins en moins nécessaire, et c’est le but.

Nathalie Doris

Les nombres entiers — carnet d’exercices 1Les nombres partagés — carnet d’exercices 2Géométrie, grandeurs et mesures — carnet d’exercices 3

Et le fil se poursuit

Les carnets d’exercices

Trois carnets, de 7 à 13 ans

« On ne suit ni un âge ni une année : on suit une notion. » Chaque notion tient en quatre pages : comprendre, s’exercer, aller plus loin, et une page où l’enfant invente lui-même son énoncé. Le carnet fait travailler une notion ; c’est le carnet de pratique qui l’installe. Les corrigés expliquent au lieu de seulement donner la réponse.

1 · Les nombres entiers — 23 notions, 132 pages, 14,90 € · Amazon
2 · Les nombres partagés — fractions et nombres à virgule, 23 notions, 134 pages, 14,90 € · Amazon
3 · Géométrie, grandeurs et mesures — 19 notions, 116 pages, 13,90 € · Amazon

Brochés, ou notion par notion en PDF sur la page Téléchargements.

Voir les sommaires

Carnet 1 · Les nombres entiers

Numération
Lire, écrire, comparer et arrondir les nombres entiers.

Opérations
Les quatre opérations, du sens jusqu’au calcul posé.

Applications
Deux situations de la vie courante.

Carnet 2 · Les nombres partagés

Fractions
Partager l’unité, comparer, additionner et multiplier des fractions.

Décimaux
Du nombre à virgule au pourcentage, lire, comparer, calculer.

Applications
La cuisine, les soldes, le ticket de caisse.

Carnet 3 · Géométrie, grandeurs et mesures

Géométrie
Des lignes aux solides, en passant par les angles, les figures et la symétrie.

Grandeurs et mesures
Longueurs, masses, contenances, durées, monnaie, conversions.

Applications
Lire un plan, calculer le temps d’un trajet.

Lire un extrait

Le meilleur extrait d’un carnet d’exercices, c’est une notion entière : ses quatre pages et son corrigé. Quatre sont offertes, à imprimer.

Chiffre ou nombre (carnet 1)
Le sens de la multiplication (carnet 1)
Qu’est-ce qu’une fraction (carnet 2)
Points, lignes, droites, segments (carnet 3)

Toutes les notions se trouvent aussi à l’unité, en PDF, sur la page Téléchargements.

Être prévenu

Chaque lundi, une lettre pour l’adulte qui accompagne : une scène, un petit geste à essayer dans la semaine. Un jeudi sur deux, une notion encore mal comprise, reprise pas à pas en vidéo. Gratuites, cinq minutes de lecture.

Votre adresse e-mail suffit : aucun compte à créer.
À l’inscription, une notion à imprimer vous est offerte.

En savoir plus sur la lettre · pour écrire : contact@lefilvertical.com

Nathalie Doris est éducatrice Montessori AMI, formée au 3–6 et au 6–12.
Elle accompagne les enfants depuis près de vingt ans.

© LE FIL VERTICAL — 2026

Recherche